Sinbad

Voici une séquence inspirée de la musique du dessin animé Sinbad and the Legend of the Seven Seas écrite par le compositeur de musique de film Harry Gregson-Williams.

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-sinbad-

13.3 MB9:41 min


Il s’agit d’une partition très subtile du point de vue orchestral. De plus, pour cet enregistrement, j’ai été particulièrement méticuleux en ce qui concerne le rendu réaliste des nuances et des articulations en utilisant mes nouveaux sons East-West de la catégorie Diamond Edition (Hollywood Woodwinds, Hollywood Brass et Hollywood Strings).

Quelques indications sur cette pièce très complexe :

(De 0 à 22) Tenue d’une note des premiers violons jouant avec sourdine et durant laquelle on entend des accords brefs très souvent staccato. Ces accords sont effectués de façon concomitante par des bois (flûtes et clarinettes) et des cordes (seconds violons, violons altos et violoncelles). Ce qui est particulier c’est que ces dernières, ne jouant pas avec sourdine sont, pour chaque pupitre, divisées en deux moitiés. Une moitié qui joue en pizzicato et une moitié jouant en arco staccato et un peu marcato. Comme en réponse à ces accords on entend des mélodies graves interprétées par le basson, le contrebasson et des pizz de contrebasses. Cette partie se conclue par des accords de premiers violons, de violon alto et de chœur (sopranos et altos) accompagnés d’une percussion de type mark tree qui apporte, comme toujours, une touche un peu magique à l’ensemble.

(De 23 à 44) Les seconds violons exécutent maintenant une mélodie plus élaborée au cours de laquelle on entend un contrepoint de basson suivi d’accords de cuivres (cors, trombones et tuba) et de chœur (sopranos, altos, ténors et basses). Sur l’accord final des cuivres et du chœur se superpose à nouveau la mélodie du basson soulignée cette fois par une flûte.

(De 44 à 56) Les notes des seconds violons se retrouvent assez vite renforcées à l’unisson par les premiers violons en pizzicato. Cette fois-ci le contrepoint est effectué par un chœur féminin chantant entièrement en staccato (sopranos, altos et une soprano soliste).

(De 97 à 115) La mélodie principale est émise par les 4 cors à l’unisson. En même temps, les premiers et les seconds violons jouant tous en arco marcato, réalisent, à l’unisson, des vagues d’arpèges ascendants et descendants en triolets. Ces arpèges donnent, bien entendu, plus de mouvement et d’agitation à l’ensemble. A la fin de ce passage, on entend une courte mélodie des cors jouant le pavillon bouché. Durant cette mélodie, on notera que toutes les cordes jouent en trémolo, induisant ainsi irrésistiblement un effet d’excitation et d’attente chez l’auditeur. Attente résolue par un trait ascendant des bois (flûtes, hautbois et clarinettes) de la harpe et des premiers et seconds violons en arco legato (pour les dernières notes du trait).

(De 134 à 151) Le thème principal est au début émis par tous les cors à l’unisson puis se voit mis en relief ensuite par d’autres instruments. Ces derniers sont les trompettes, les premiers et seconds violons et les deux hautbois. La mélodie se trouve ainsi bien soulignée alors que l’accompagnement orchestral s’est par ailleurs amplifié dans le même temps du point de vue de l’harmonie. D’où un bon équilibre sonore entre la mélodie et son accompagnement dans cette partie.

(De 151 à 167) Le principe est comparable au fragment précédent. On a ici une mélodie d’abord interprétée par un unisson des trompettes et des hautbois qui se retrouve par la suite renforcée par les flûtes et les deux pupitres des violons.

(De 203 à 218) Le chœur de femmes se fait à nouveau entendre. On notera ici, vers le milieu, le glissando descendant de ce chœur (sopranos, altos et une soprano soliste).

(De 270 à 279) Dans ce passage, j’ai utilisé deux banques de sons différentes pour les motifs en double croches pour chaque bois et chaque cuivre impliqué. L’intérêt était de recréer la technique du double coup de langue propre aux instruments à vent dans un pareil cas. Avec cette astuce, j’ai évité ainsi tout effet «mitraillette». J’avoue que cela peut sembler difficile à percevoir puisque les cordes jouent en marcato simultanément. Mais l’intérêt est bien concluant après essais.

(De 349 à 360) Ici le thème est interprété dans le grave par le basson et les cors à l’unisson tandis que les accords sont interprétés par les trois trombones et le tuba.

(De 360 à 471) Dans cette partie on relèvera l’alternance entre deux instruments solistes qui sont le violon solo et le bansurî. Ce dernier est une flûte traversière en bambou de l’Inde du nord. On notera l’ajout de la harpe dans la deuxième moitié de ce fragment. A la fin de celui-ci, la conclusion du bansurî est reprise par les cordes avec expression, donc de manière accentuée.

 

(Flûte Bansurî)