Stargate

Une séquence basée sur la musique originale du film Stargate créée par le compositeur de la musique d'Independence Day, à savoir David Arnold (Arr. Nicholas Dodd).

NomJouerTaille Durée
stargate

6.1 MB4:24 min


(De 0 à 33) Cette partie consiste en une magnifique introduction caractérisée par un crescendo correspondant à une augmentation progressive des nuances et à un rajout progressif d’instruments (ainsi que d’un chœur). Tout d’abord, nous avons affaire à une tenue en octave des violoncelles et des contrebasses, puis se rajoutent des octaves de harpe. Survient alors un coup de grosse caisse en même temps qu’une première note de vibraphone.Juste après cela, on assiste à un crescendo de cymbale suspendue aboutissant à un coup de tam-tam (également appelé gong chinois). A cet instant, on aboutit à l’entrée de deux flûtes jouant, dans un registre grave, des motifs de deux croches liées entre elles par temps.

Les violons altos, de même que les premiers et seconds violons entrant ensuite en scène, exécutent des trilles majeurs ou mineurs (Et oui ! trille est un mot du genre masculin). Se surajoutent alors les clarinettes et surtout une mélodie de trombones à l’unisson selon une nuance pianissimo. On assiste ensuite au crescendo proprement dit avec l’augmentation progressive de la nuance générale et de la masse orchestrale. En effet, il y a un ajout, peu à peu, des bassons, des hautbois, des cors d’harmonie et du chœur (ce chœur faisant d’abord entendre les voix d’hommes puis s’intensifiant par l’ajout des voix féminines). On notera, par ailleurs, les crescendi de cymbale suspendue, de grosse caisse et de tam-tam dont le but est d’accroître la tension et de créer une attente avant d’aboutir au thème.

(De 33 à 63) Dans cette section, le thème principal du film est exposé à deux reprises. Durant sa première exposition, il est joué en accords par les trompettes doublées à l’unisson par les flûtes et les hautbois. La partie mélodique de ces accords, autrement dit la partie aigüe, se voit également doublée par des octaves de violons (premiers et seconds) et de violons altos (les altos étant à l’unisson des seconds violons). Dans le même temps, les accords sont assurés par les cuivres graves (trombones et tuba) et par le chœur. Les bois graves (clarinettes et bassons) et les cors font un contrepoint en croches comparable à la ligne des flûtes de la partie précédente (de 0 à 33). On remarquera l’intervention d’un célesta, d’un glockenspiel et d’un crotale, conférant à l’ensemble, un je ne sais quoi de céleste, permettant de hisser l’auditeur toujours un peu plus haut vers les étoiles. La mélodie en question se conclut sur un crescendo général renforcé par des crescendi de cymbale suspendue, de grosse caisse et de timbale annonçant irrésistiblement la réexposition du thème. Durant sa deuxième exposition, le thème est interprété de façon plus sonore et perçante par les trompettes à l’unisson et par les cordes en octaves (mis à part les contrebasses). Ici, l’harmonie des cuivres graves se voit renforcée par des accords de tous les bois dans l’aigu. De plus, on remarquera les motifs du glockenspiel et du célesta à l’unisson renforcés, toujours à l’unisson, par une flûte piccolo.

(De 63 à 88) Cette partie commence par un jeu des cordes frottées auxquelles viennent s’ajouter des bois et des cors, le tout selon un crescendo de mezzo forte à forte. Il y a, en premier lieu, une tenue des violoncelles et des contrebasses durant laquelle les violons altos, les premiers et les seconds violons exécutent une mélodie globalement ascendante. Puis, au cours cette mélodie, se surajoutent des flûtes, des hautbois des bassons et des cors. Au sortir de ce crescendo, tous ces instruments vont se mettre alors à interpréter, de façon synchrone, selon une nuance forte, une série d’accords aux accents solennels. Ces accords se concluent ensuite sur un crescendo de mezzo forte à fortissimo avec, au final, un rajout de trompettes, de trombones, d’un tremolo de cymbale suspendue, d’un trait ascendant de harpe et d’un tremolo de timbale, le tout également selon le même crescendo.

(De 88 à 125) Reprise des précédents accords, de manière plus sonore et spectaculaire, par tous les instruments de l’orchestre en nuance fortissimo. Notons, au passage que cette harmonie se retrouve ici souvent soulignée par des accords de harpe et de célesta concomitants. Par ailleurs, on assiste, au cours de cette suite d’accords, à une légère diminution par paliers du niveau sonore, par le retrait des trompettes, puis des flûtes et enfin des trombones. Notons, de plus, que cette section se termine par un crescendo de chœur, auquel viennent se surajouter un crescendo de tremolo de timbale, puis un crescendo de trombones.

(De 125 à 140) Les cors d’harmonies, en mezzo forte et à l’unisson, font entendre une mélodie rythmée en triolets. Cette dernière se trouve, de plus, soutenue par des accords réalisés par le pupitre des trombones pour les cuivres, ainsi que par tous les pupitres pour les bois, les cordes frottées, et les chœurs. Les valeurs de durée de notes de ces accords sont relativement longues, conférant, de ce fait, beaucoup d’ampleur à l’ensemble. Notons que cette orchestration constitue, par ailleurs, une bonne entrée en matière pour le court fragment qui suit, avec ses accords de cuivres et de chœurs en fortissimo, pleins de grandeur et de magnificence.

(De 140 à 180) Ce passage comporte un solo de flûte alto aux accents particulièrement sereins et apaisants. On remarquera, au passage, le timbre de ce type de flûte qui sonne un peu plus « boisé » que celui de la flûte traversière classique. Mais le choix de cet instrument réside en fait surtout dans l’ambitus de la mélodie qu’il exprime. En effet, cet ambitus, beaucoup trop grave, aurait été totalement inadapté à la tessiture relativement aigüe d'une flûte traversière.

Ce solo est d’abord uniquement accompagné d’accords de cordes frottées en pianissimo possible, puis se rajoutent un chœur avec une harpe.

(De 180 à 226) On entend ici un solo de flûte traversière avec une orchestration comparable à celle que l’on vient de rencontrer pour la flûte alto. Un solo de hautbois prend ensuite le relais pour se conclure en trio à l’unisson avec de nouveau la flûte traversière ainsi qu’avec une trompette. Dans cette conclusion, on remarquera un crescendo d’accords de cors, de trombones, de tuba, de bassons et de clarinettes.

(De 226 à 242) Les premiers et seconds violons ainsi que les violons altos font, en crescendo et à l’octave, une mélodie globalement ascendante toute en trilles. Durant cette partie, assez peu sonore car en trilles, on assiste à un crescendo d’accords de cuivres et de bois par augmentation de la nuance générale et par ajout progressif d’instruments.

(De 242 à 264) Il s’agit d’un final tout en crescendo. A ce niveau le chœur reprend selon un schéma mélodique similaire à celui des trilles précédents tout en étant renforcé à l’unisson et à l’octave par les cors. De plus, ce chœur se voit accompagné par des arpèges assez énergiques de piano, de flûtes, de hautbois et de glockenspiel qui donnent beaucoup de mouvement et d’entrain à ce fragment fort enthousiasmant. Les accords sont assurés alors par les clarinettes, les bassons, les trompettes, les trombones et le tuba. On relèvera aussi le jeu très intense des percussions telles que la harpe, la cymbale suspendue en tremolos et les cloches tubulaires. Au final, ce crescendo se termine sur un accord du genre tutti d’orchestre à la nuance fortississimo.


Remarque : Au sujet de cette séquence, je tiens à remercier la flûtiste Stéphanie V. pour son aide précieuse, et en particulier dans l’élaboration du réalisme de la respiration des vents.