The Rock

Une séquence inspirée de la musique du film The Rock composée par le célèbre compositeur de musique de film Hans Zimmer (Arr. J.C.Mortimer).

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8.3 MB6:04 min


(De 0 à 30) Les violoncelles font une note tenue de pédale de tonique (Ré) pendant que le piano, les contrebasses (en pizzicato) et les timbales jouent à l’unisson (ou à l’octave inférieure pour la contrebasse) cette même note mais selon un rythme en croches. Ce rythme, comportant, pour chaque mesure, la première et la quatrième croche accentuées, se voit renforcé, de façon similaire par des toms et des congas intervenant, comme pour tout ce qui précède, à la nuance piano.

Selon une nuance piano également, les violons altos, les trombones, le basson et une clarinette font très vite leur entrée en exécutant une quinte mélodique ascendante à l’unisson, permettant ainsi d’affirmer la tonalité et de préparer la première exposition du thème.

Le thème principal du film est alors exposé, en Ré mineur, en mezzo forte et à l’unisson par tous les cors et les premiers violons dans un registre médium. L’intérêt de cette exposition en médium est de présenter ce thème d’une façon douce, relativement sourde et lointaine, pas trop brillante, ni trop affirmée, pour mieux contraster avec sa prochaine exposition qui sera, au contraire, plus éclatante et mieux mise en relief. Pour le moment, ce thème est accompagné, à la nuance piano, d’accords plaqués de piano (la basse continuant en croches), par des accords de bois (clarinettes et bassons), des accords de cuivres (trombones), et des accords exécutés par les autres cordes frottées (les contrebasses continuant en croches). Des motifs de caisse claire apportent un peu de changement et de solennité au schéma régulier et répétitif des percussions.


(De 30 à 110) Toute cette partie comporte, globalement, le même rythme de toms et de congas que précédemment.
Elle débute sur un coup de cymbale avec une série d’accords à la nuance piano. Il s’agit en fait d’accords de piano doublés à l’unisson par des accords de bois et de cuivres. Seule sa partie aigüe, mélodique, est doublée à l’octave supérieure par la première flûte et un glockenspiel. Les cordes frottées font également, une série d’accords assez similaires à celles du piano. Cette série d’accords se termine par un accord de La majeur qui n’est autre que l’accord de dominante de Ré mineur. Ainsi ce passage se poursuit, tout naturellement, par la réexposition du thème en Ré mineur.


Lors de cette réexposition, le thème est mieux mis en évidence que durant sa première exposition pour plusieurs raisons. D’abord parce que la nuance générale devient forte, puis car les premiers violons le jouent une octave plus haut, et que ces cordes sont doublées à l’unisson par les bois aigus que sont les flûtes et surtout le hautbois au timbre fondamentalement plutôt sonore et perçant. Les autres cordes (les contrebasses arco), les cuivres et le piano continuent à jouer un rôle harmonique tandis que les bois graves (clarinettes et basson) font, à l’unisson, un contrepoint mélodique. On notera l’usage de la cymbale et de la caisse claire participant à l’effet spectaculaire de l’ensemble.


On retrouve, par la suite, le même fragment que précédemment avec ses accords à la nuance piano dont la partie supérieure est doublée par le glockenspiel.


Après cela, on retrouve le thème mais exposé cette fois-ci, en nuance forte, en Sol mineur avec une orchestration assez similaire à celle de la réexposition. Les différences résident dans les bois graves qui maintenant se chargent de l’harmonie (ce qui donne plus d’ampleur au tout) et dans les cors d’harmonie qui eux se mettent à faire un contrepoint aux accents un peu majestueux vers la fin du passage.


(De 110 à 129) Changement de rythme des toms et des congas. Le piano fait des séries accords dans la tonalité de La mineur. Ces accords sont doublés à l’unisson par les cuivres et à l’octave supérieure par les bois. De plus, la partie mélodique de ces accords est doublée à l’octave supérieure par un xylophone. Durant cette harmonie, une pédale tenue de tonique est assurée par le basson, les trombones, les violoncelles et les contrebasses.


Après un trait ascendant à l’unisson des cordes (sauf la contrebasse) et des bois graves (clarinettes et basson), on retrouve une série d’accords similaire à la précédente dans sa structure générale, mais dans la tonalité de Do mineur.


(De 129 à 164) Une phrase mélodique est exécutée à l’unisson dans un registre grave par les clarinettes, les cors, le premier trombone et les violons altos. Cette phrase est accompagnée d’une basse rythmée en rondes émise par le basson, le piano, les violoncelles et les contrebasses.


Après un motif mélodique descendant de la mélodie, cette dernière se répète en étant renforcée à l’octave supérieure par les trompettes. Ces trompettes lui confèrent plus de brillance et de présence afin qu’elle ressorte bien à côté d’accords à l’unisson de bois, de piano et de cordes (premiers et seconds violons) qui l’accompagnent alors. On notera ici l’utilisation insistante de la cymbale.


De nouveau, la phrase musicale se conclue par un motif mélodique descendant aboutissant au fragment suivant. Dans ce fragment, on a affaire à une reprise transposée de la mélodie du début du passage analysé auparavant (De 110 à 129). Cette reprise est jouée dans le grave par le basson, les trombones, les violons altos, les violoncelles et les contrebasses. De plus, elle est accompagnée d’accords rythmés en croches réalisés à l’unisson par les autres bois, les autres cordes et les autres cuivres. Au passage, signalons que l’impact de ces accords est rehaussé par des battements de caisse claire concomitants. Après cela, en fortissimo, on retrouve une structure orchestrale ressemblant à celle du passage précédent (De 110 à 129) avec sa ligne de xylophone et ce jusqu’à la conclusion de cette portion.


(De 164 à 290) Très vite, après une tenue à la nuance piano des violoncelles, du second cor d’harmonie et du premier trombone, on assiste à un rajout progressif d’instruments, et ce faisant, toujours à la nuance piano. Ces instruments sont le basson, les clarinettes, le tuba, le premier cor, le piano et les autres cordes. Une fois cette orchestration établie, tous ces instruments vont assurer une partie harmonique accompagnant un solo de flûte à la nuance forte, exprimant une mélodie pleine de douceur et de sérénité. A la fin de ce solo, on remarque un crescendo de la partie harmonique des cuivres, des bois, et du piano couplé à un motif en crescendo, globalement ascendant des violons (altos, premiers et seconds violons). Ce crescendo annonce une reprise transposée, à la nuance fortissimo, de la partie de flûte précédente. Durant cette reprise, tout l’orchestre joue à la nuance fortissimo. Dans le but de mettre en valeur la partie mélodique dans ce passage très sonore, le thème de la flûte se voit doublé à l’unisson par les premiers violons et surtout par des instruments au timbre naturellement très sonore et perçant que sont le hautbois, les trompettes et le glockenspiel. On notera, dans ce passage, l’utilisation des timbales, des cymbales et des toms rythmant bien l’ensemble avec une touche des plus solennelles.


(De 290 à 364) Reprise du thème principal en sol mineur avec une structure orchestrale comparable à celle déjà entendue à la fin d’une des parties antérieures (celle de 30 à 110).


Ensuite, le thème est à nouveau repris, en Fa mineur, à la nuance fortissimo pour se conclure en Sib mineur, sur un accord de type tutti d’orchestre. On relèvera, dans cette dernière version du thème principal, le changement de la rythmique des percussions conférant ainsi une variation non négligeable à l’ensemble.