Star Trek

Une séquence basée sur la musique de la série Star Trek depuis ses origines jusqu'à nos jours (Star Trek Through The Years). Cette séquence comporte, entre autre, le célèbre thème d'Alexander Courage (Arr. Calvin Custer), qui représente le thème initial de cette saga télévisée.

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11 MB8:02 min


(De 0 à 93) Cette musique débute par une introduction qui peut sembler relativement longue de prime abord. Mais il faut se souvenir qu’elle était accompagnée par un narrateur qui exposait, d’une voix calme et posée, la mission commune des passagers du vaisseau spatial de la série, le fameux « Enterprise ».

Tenues de tremolos des premiers violons, des seconds violons et des altos (chaque note entrant en scène toute les blanches). Ce motif est doublé par des flûtes, des hautbois, et des clarinettes, ainsi que soutenu à l’unisson par un piano. Les cors se font entendre en interprétant une mélodie qui se voit soulignée par un solo de trompette à la fin. Puis cette mélodie est reprise dans la foulée, deux fois moins vite, par les trompettes, mais sans les cors cette fois-ci. Montée en crescendo de cors renforcée à l’unisson par une montée de violoncelles (en notes répercutées). Ensuite montée en crescendo des trompettes soulignée par les seconds violons (en notes répercutées également). L’intérêt des notes répercutées(=répétées) est de provoquer (ou d’accentuer) un effet d’agitation chez les cordes (avec une certaine tension et un léger effet de suspens en prime). Cette dernière montée aboutit à un accord de type tutti d’orchestre. Cet accord comporte une grande tension et génère une vive attente pour plusieurs raisons. D’une part car il est émis en crescendo. D’autre part car il contient des trilles (flûtes, clarinettes, violons et altos) ainsi que des tremolos (caisse claire, grosse caisse, timbale, et violoncelles).
C’est après cet accord que commence le thème d’Alexander Courage. Les accords sont assurés, la plupart du temps, par les bassons, les trombones, les altos et les violoncelles. La mélodie étant confiée aux premiers et seconds violons en octaves. On entend, çà et là, des réponses de cors souvent doublées par les flûtes. Le thème est répété une deuxième fois par les trompettes à l’unisson (le contrepoint des cors étant encore très présent). Ce thème se conclue par le decrescendo d’accords de cordes et de cuivres (sauf les cors) et par le decrescendo d’une mélodie émise la première fois par les flûtes, les hautbois, les clarinettes et les cors, et la deuxième fois par le même effectif mais sans les flûtes (=decrescendo par suppression d’instruments).

(93-142) Tenues arco des cordes (sauf les contrebasses). Puis vient un solo de cor. Les contrebasses se rajoutent. La mélodie recommence mais renforcée par un autre cor ainsi que par les flûtes et les clarinettes. Après la fin de cette mélodie, on assiste à une série d’accords qui forme un crescendo par rajout progressif d’instruments (et bien entendu aussi par une augmentation progressive de nuance). D’abord ces accords sont interprétés par le piano, les trombones et le tuba, et ce dans un registre grave, donc assez sourd. Puis se rajoutent des accords de cordes, mais cette fois-ci plus dans l’aiguë. Cette superposition d’accords graves et aiguës provoque un indéniable effet de crescendo. Et enfin, se rajoutent des accords de cors, et surtout des basses émises par la clarinette basse, les bassons et les contrebasses. Ces basses vont encore plus élargir le son de l’ensemble et donc favoriser encore un peu plus l’effet de crescendo. Ce crescendo aboutit à la musique de la série Star trek : Deep Space Nine de Dennis McCarthy. Cette musique commence par une série d’accords de cuivres dont la partie la plus mélodique (celle des trompettes) est la plupart du temps doublée par les bois aiguës (flûtes, hautbois, clarinettes) et dont la partie grave (les accords de trombones et tuba) est la plupart du temps soulignée par le piano et les bois graves (clarinettes basses et bassons). Un coup de cymbale marque le début de la section suivante.

(142-173) Tenues des violons et des altos en octaves. La partie des violoncelles et des contrebasses se voit doublée par le piano, le tuba, les clarinettes basses et les bassons. La ligne mélodique est interprétée, au départ, uniquement par les trompettes et les cors, puis ensuite devient renforcée par les flûtes, les hautbois et les clarinettes. Un accord répété et un diminuendo conduit à la partie suivante.

(173-246) Voilà un fragment, plein d’émotions, issu de la série Star trek : The Next Generation  (écrit par Jay Chattaway). On notera surtout le grand crescendo qui le caractérise. Ce crescendo résulte d’un progressif rajout d’instruments avec accroissement des nuances d’interprétation. Ce fragment présente, au début, relativement peu d’instruments s’exécutant tous selon une nuance piano. Le volume sonore résultant est donc faible à ce niveau. La mélodie y est jouée par les bassons à l’unisson avec les violoncelles, et l’harmonie est confiée au reste des cordes et aux clarinettes. Quand cette phrase musicale est reprise, on assiste à une augmentation des nuances (globalement, les instrumentistes se mettent à jouer mezzo forte). On assiste également à un rajout d’instruments (le piano, les flûtes et les hautbois). A partir de cet instant la mélodie passe à l’aiguë en étant émise à l’unisson par les premiers violons, les flûtes et les hautbois (les hautbois étant les bois de prédilection pour faire ressortir des mélodies). Les violoncelles et les bassons, qui au départ étaient chargés de la mélodie, participent désormais  à l’harmonie. De la même manière, la phrase musicale est reprise avec une augmentation de la nuance pour l’ensemble des catégories d’instruments (qui jouent maintenant globalement forte). En ce qui concerne les rajouts d’instruments, on a d’une part des trompettes qui vont intensifier la mélodie principale (les seconds violons se mettent aussi à doubler cette mélodie). Et d’autre part, l’harmonie se trouve renforcée par le reste des cuivres (cors, trombones et tuba). A noter ici que le piano est devenu un peu plus complexe. En effet, il contient plus de notes afin de former des successions d’accords plaqués d’une sonorité très pleine et donc plus sonore que dans ce qui précède. Pour la dernière étape de ce crescendo, tous les instruments exécutent leur partie en fortissimo et plus d’instruments sont voués à interpréter la partie mélodique. On obtient alors un rendu très grandiose et plutôt solennel. Ce fragment se termine enfin par un decrescendo jusqu’à la nuance pianissimo possible (pp). Dès que commence ce decrescendo, il y a un arrêt assez soudain des principaux instruments les plus sonores de l’orchestre symphonique(à savoir : les hautbois, les trompettes et les trombones). Les cordes et le reste des bois font un accord majeur tenu très doux, durant lequel le piano fait un arpège ascendant très poétique aboutissant à un accord plaqué conclusif.

(246-346) Il s’agit du thème de Star Trek Generations, le 7ème épisode de la saga cinématographique inspirée de la série télévisée. Ce thème a été initialement composé par Dennis McCarthy. Cette section débute en fa majeur, par un accord de tonique soutenu (fa sus4). Cet accord est interprété par une tenue des premiers et seconds violons, ainsi que des altos. La dissonance de cet accord est la seconde majeure existant entre le 4ème degré (sib) et le 5ème degré (do). Cette dissonance permet de provoquer une tension du genre excitante et jubilatoire. Cet accord se présente également sous une forme arpégée par des octaves de piano. Ces octaves sont doublées à l’unisson par les flûtes (pour la partie aiguë) et par les clarinettes (pour la partie grave). Tous ces instruments s’exécutant en nuance forte. Après deux mesures sur cet accord, annoncée par un crescendo de tam-tam, on assiste à l’entrée d’une suite d’accords (en nuance forte). Cette dernière, qui se superpose à  l’orchestration précédente se répétant, est émise par l’ensemble des cuivres (sauf le tuba). La partie supérieure des accords de cette suite est soulignée à l’unisson par un glockenspiel. Cette série d’accords se voit ensuite répétée mais en nuance fortissimo. De plus, une basse tenue, en fortissimo, interprétée par le tuba, la clarinette basse, les bassons, les violoncelles et les contrebasses s’est rajoutée à tout cela. La partie supérieure des cuivres n’est plus renforcée par le glockenspiel mais par les hautbois en fortissimo (le glockenspiel eût été insuffisant pour faire ressortir cette partie supérieure, au contraire des hautbois à la sonorité plus perçante). Afin de permettre aux arpèges de ressortir dans cet ensemble devenu maintenant très sonore, les arpèges des flûtes, des clarinettes et du piano sont maintenant également en fortissimo et en plus doublés en fortissimo par les premiers et seconds violons. Des crescendos de tremolos de cymbale suspendue et de tremolo de triangle annoncent la suite lors de laquelle l’orchestration va évoluer. Premièrement, on a affaire à une modulation au ton de la dominante (donc en do majeur). Deuxièmement, les basses tenues de la clarinette basse, du basson, du tuba et des contrebasses, deviennent plus rythmées (ce rythme est d’ailleurs renforcé par des timbales et le sera encore plus par la caisse claire un peu après). Les cors à l’unisson interprètent une mélodie pour le moins héroïque et conquérante. Les trompettes font un contrepoint aux cors puis les doublent à la fin de la mélodie. Puis, cette mélodie est reprise. Cette fois-ci, les trompettes se chargent de la mélodie. Les cors font alors le contrepoint (avec un enthousiasmant passage en noires) puis doublent les trompettes en fin de phrase. Ensuite, les cors et les trompettes font des accords a vocation conclusive pour laisser place à un decrescendo permettant de faire une transition sans heurt avec le passage suivant qui commence de façon relativement douce.

(346-416) Cette section correspond au thème de la série Star Trek Voyager composé par Jerry Goldsmith. L’orchestration est assez peu fournie pour commencer. La mélodie est jouée à l’unisson par les clarinettes, les violons altos et les violoncelles. On notera ici les arpèges des flûtes en staccato (et en notes répercutées) à la nuance piano. Quand ce thème se voit répété, les clarinettes ne doublent plus la mélodie au profit des cors à l’unisson en nuance forte. Il en résulte ainsi une mélodie plus en relief. Afin d’éviter que cette dernière ne couvre trop les arpèges, les flûtes s’exécutent en forte et sont également renforcées par des hautbois et des clarinettes. A cela succède une phrase de trompettes doublée par les premiers et seconds violons. Cette phrase est accompagnée par des accords plaqués et tenus interprétés par le reste des cuivres. Pour faire en sorte que l’ensemble ne paraisse pas trop plat et inconsistant, on a un mouvement assuré par divers instruments. Ces derniers sont le piano, les altos et les violoncelles qui font des arpèges en triolets. Mais également la contrebasse qui rythme en noires, ainsi que les bois qui font des accords en triolets. Ensuite, le thème est repris dans une orchestration assez grise car comportant beaucoup de doublures de la mélodie. Ici, la notion de mouvement n’est donc plus du tout la même, et on y éprouve plutôt une sensation de ralentissement et de suspension après ce qui précède. Au final, on a une succession d’accords rythmés réalisée à l’aide d’un grand nombre d’instruments de l’orchestre. Le rythme de ces accords est souligné par la caisse claire. Le dernier de ces accords est un accord de transition. En effet, il s’agit de  fa majeur, le Vème degré de la tonalité de sib majeur qui elle, représente la tonalité du début de la partie suivante.

(416-482) C’est le final, avec le thème du premier opus de la saga cinématographique de Star Trek. Ce thème a été, comme le précédent, composé par Jerry Goldsmith. A ce niveau, la mélodie principale, en sib majeur, est émise par les trompettes en nuance forte. Le côté relativement animé de ce passage est la conséquence d’accords de bois et de cors rythmés en triolets le tout couplé à des arpèges en triolets (et en notes répercutées) des violons et des altos. On relèvera ici l’utilisation des cloches tubulaires qui ont pour but de mettre en relief la fin de la phrase du thème. Ce dernier est répété puis vient un passage en si majeur dont la mélodie est exécutée en octaves par les premiers et les seconds violons doublés à l’unisson par des octaves de flûtes avec les hautbois. Ce passage en si majeur se termine sur un accord de ré majeur permettant d’enchaîner tout naturellement avec le thème exposé cette fois-ci en sol majeur.