Robin Hood

Une séquence basée sur des éléments de la musique du film Robin Hood Prince of Thieves écrite par le regretté compositeur de musique de film Michael Kamen (Arr. Erick Debs)

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6.2 MB4:32 min


(De 0 à 56) Tenue de violons et de clarinettes. Le rythme est marqué par le basson, le piano, des toms et les violoncelles. Par moment, des temps forts sont marqués par des pizzicati de contrebasses couplés à des timbales et une grosse caisse. Puis, très vite, il y a un  crescendo avec rajout d’une tenue de cors français et un rajout des trombones, qui eux, vont souligner encore plus la rythmique.

Ensuite, la mélodie fait son entrée en mezzo forte dans un registre assez grave par un unisson de clarinettes, de cors, et de trombones. Cette mélodie est donc exposée une première fois d’une manière assez sourde, sans trop d’éclat. Dans le même temps, la rythmique est confiée aux violons et aux violoncelles et une tenue de basses est assurée par les  contrebasses arco avec le basson. Par la suite, la mélodie est reprise mais cette fois-ci plus dans l’aiguë par les bois et les trompettes (avec un arrêt des cors et des trombones). On obtient ainsi un contraste avec ce qui précède car ici la mélodie est moins sourde, plus claire. Rapidement, les cors et les trombones réapparaissent. Notre mélodie, en  fortissimo, devient alors particulièrement éclatante. Enfin, cette mélodie se conclue en deux temps. Dans un premier temps par un motif assez grave avec le même choix d’instruments que lors de sa première exposition. Dans un deuxième temps par un motif analogue, plus conclusif harmoniquement, et avec le maximum de bois et de cuivre (avec ajout de bois et de trompettes plus aiguës). On à alors affaire à une conclusion très sonore et spectaculaire. L’entrée en scène de la caisse claire annonce la partie suivante.

(56-85) Des accords rythmés, plutôt médium, sont exécutés mezzo forte par les bois (flûtes, hautbois, et clarinettes) mais aussi par le piano et les violons. La caisse claire continue de se faire entendre. Une mélodie en nuance forte est émise dans un registre grave. Celle-ci est exécutée en octaves par le basson, les trombones, les violoncelles, et les contrebasses. La fin de cette mélodie coïncide avec le début d’une courte phrase interprétée par tous les cuivres. Cette phrase semble comme suspendue car la lourdeur des basses relative au basson, aux violoncelles, et aux contrebasses a été interrompue. Cette lourdeur est vite retrouvée par un retour de la mélodie grave qui se présente cette fois-ci en boucle. Des battements répétés de caisse claire renforcés par  des accords répétés de trompettes et de trombones terminent cette partie.

(85-121) Un petit passage, en mezzo forte, qui comporte des accords relativement plaqués et dans lequel les trompettes ne jouent plus. Ce passage sonne donc un peu plus doux que précédemment. Ici, la majorité des instruments expriment alternativement la mélodie ou l’harmonie. La caisse claire se fait entendre avec un crescendo de battements répétés. Puis, les trompettes refont leur apparition et l’orchestre entier se met à jouer la mélodie en nuance forte pour aboutir à un accord. Cet accord fait un crescendo puis une montée de clarinettes, de cors et de violons amène à une suite d’accords très sonores interprétés par la globalité de l’orchestre. Et on retrouve un peu la même manière d’écrire qu’en début de cette section avec des cuivres qui alternent entre la mélodie et l’harmonie. Après cela, la mélodie est jouée par les trompettes, un trombone, un hautbois, les clarinettes, et les premiers violons. Le reste des instruments s’occupant alors des accords. Un crescendo annonce un accord très sonore fortissimo de tout l’orchestre marquant le début du fragment suivant.

(121-134) Les cuivres dans leur intégralité font entendre, de façon concomitante, soit à l’unisson soit à l’octave entre eux, une mélodie assez héroïque et animée. Le tout n’étant accompagné que par des timbales. On arrive ainsi à un accord de cuivres vite doublé par les bois aiguës  et les cordes aiguës. Cet accord fait alors un crescendo qui se voit conclu par un élément sérieux, presque effrayant. Et ce dernier élément est réalisé, en fortissimo, dans le grave, par les trombones, le basson, les cordes graves, le piano, et par une percussion spéciale qui est le Tam-Tam (qui s'apparente au Gong chinois).


(134-200) Cette partie correspond à la chanson de ce  film à savoir celle intitulée « Everything I do (I do it for you) ». Ici, la voix de Bryan Adams est remplacée, la plupart du temps, par un trio à l’unisson (donc bien en évidence), des seconds violons (dans leur registre grave), des violons altos (dans leur registre médium) et des violoncelles (dans leur registre aiguë). En effet, pour simuler une voix masculine chantante il est très bon d’utiliser des violoncelles dans l’aiguë ou, encore mieux, des violons altos dans leur registre médium (et d’autant plus la combinaison des deux). En ce qui concerne les violons altos, cela s’explique par le fait qu'ils sont pourvus d'une sonorité naturellement très pleine, très riche en harmoniques graves à l’instar des voix d’hommes. A la fin de cette partie, on entend très nettement deux  motifs de cors à l’unisson, en mezzo forte, qui semblent dialoguer avec les violons.

(200-233) On a affaire ici à des accords forte, très solennels, émis par la totalité des cuivres, la basse étant en réalité jouée par le basson, les violoncelles et les contrebasses. Cette suite d’accords se termine par un accord qui fait un decrescendo. Survient alors un court passage en mezzo forte, plus calme, avec un arrêt des trompettes, comportant des accords tenus de cordes, de cors et de trombones ainsi qu’une mélodie chantée par les premiers violons et les bois. Mais très vite, l’ensemble devient plus sonore et plus plein, car les trompettes rentrent à nouveau, et car plus de parties se consacrent à l’harmonie au détriment de la mélodie. Pour terminer cette section, il y a un accord d’orchestre en crescendo avec un trait ascendant de flûte, de clarinette et de premiers violons. Ce trait débouche sur un accord forte de type tutti d’orchestre correspondant au départ du fragment qui suit.

(233-272) C’est le final où on notera surtout la présence de fragments assez graves de cors et de trombones à l’unisson ressortant bien dans l’ensemble de l’orchestration pourtant bien riche en instruments. En fait, ils ressortent de par leur sonorité riche en harmoniques, en raison de leur nuance forte ou fortissimo, mais aussi à cause de leur disposition relative au sein de l’orchestre symphonique. En effet, pour un auditeur face à l’orchestre, les cors sont bien à gauche et les trombones bien à droite. Donc, l’association des deux permet d’obtenir un son large avec un important relief. Cette pièce musicale se termine par un accord majeur fortissimo de tout l’orchestre particulièrement exaltant.