Narnia I

Voici une séquence basée sur des éléments issus de la musique du film intitulé Le Monde de Narnia (premier épisode) écrite par le compositeur de musique de film Harry Gregson-Williams (arr.Stephen Bulla).

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-narnia-

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(De 0 à 27) Tenue de cordes avec un fragment mélodique répété à la harpe. Puis, annoncée par un motif rapide de flûte, vient une entrée de bois qui font des accords doublés par des accords de piano. Un triangle marque le rythme. Un crescendo de tremolo de cymbale suspendue annonce la partie suivante.

(27-45) Des accords de bois graves et de cors français en nuance piano. Les violoncelles et les contrebasses font des notes en pizzicato. Un petit effet crescendo est provoqué par un rajout de bois et de cuivres.

(45-61) Entrée de violons en notes répercutées (=répétées) ce qui provoque un effet d’excitation renforcé par des accords de bois et de cuivres. Un effet crescendo est réalisé en rajoutant à ces accords des bois, des cuivres et des cordes. Un petit silence.

(62-90) Une montée de cordes (avec crescendo par rajout d’autres cordes) puis vient un motif de plusieurs cors à l’unisson en forte. Leur nombre et cette nuance forte leur confèrent une sonorité très cuivrée, épique et héroïque. Ce motif est doublé par des clarinettes et soutenu par des accords de cuivres (trombones et tuba). Notez l’utilisation des cymbales sur les temps forts de ce motif pour en accentuer le côté spectaculaire. Ceci se termine en douceur avec une tenue de violons et deux accords de célesta complétés par deux accords simultanés de bois (hautbois et clarinettes) soulignés par un cor français solo en nuance piano. Un crescendo de tremolo de timbales annonce la partie suivante.

(90-130) C’est le thème principal. Tout d’abord, le rythme se met en place avec des timbales, des toms et une grosse caisse, des octaves en noires de premiers violons soutenus par des motifs analogues à la harpe. En même temps que tout ceci, les seconds violons et les altos font des motifs en triolets par mouvements contraires conférant ainsi, à l’ensemble, un côté plus agité et fougueux. Des bois viennent renforcer les harpes puis vient le thème proprement dit joué au départ par des cors français à l’unisson en mezzo forte doublés par les bassons. Ce thème est repris dans la foulée par les trompettes accompagnées d’accords rythmés de trombones. De rapides traits ascendants et concomitants de violons, d’altos et de harpe aboutissent à un développement du thème joué par des violons à l’unisson doublés par des altos à l’octave inférieure. Ce développement est doublé aussi par des bois qui, dans l’aigu, assurent un côté incisif et passionné à l’ensemble. Les accords sont réalisés par des bois graves et des trombones alliés au tuba.  La fin de cette phrase est très soulignée par des violoncelles des clarinettes et des trombones. Tout de suite après, ce motif final est repris en douceur par une trompette solo accompagnée de cordes jouant doucement . On conclu, de cette manière, un thème pourtant bien enjoué, sonore et spectaculaire par un élément au contraire doux et serein.

(130-180) Un accord dissonant de seconds violons en tremolo (avec une seconde mineure harmonique). Cet accord se retrouve de manière arpégée dans le registre des clarinettes. Puis quelques notes aiguës de premiers violons, flûte et harpe à l’unisson. Un crescendo de tremolo de cymbale suspendue annonce une phrase noble et majestueuse de cors à l’unisson en mezzo forte. A cela se superposent des cordes graves et des arpèges de harpe et de piano à l’unisson tout à fait consonants. La phrase des cors se termine par un motif ascendant renforcé par une suite ascendante de deux accords de trompettes et surtout par un discours ascendant des cordes et d’un glissando ascendant de la harpe. On aboutit alors à un passage comportant des accords de bois rythmés en staccato avec des accords de harpe en arpèges brefs. Vient alors une mélodie de célesta doublée par le basson et  les violoncelle et accompagnée d’altos et de contrebasses en pizzicato ainsi que par des accords rythmés en staccato de cors en mezzo piano. Ce passage se termine par le crescendo d’un tremolo de gong et par deux tierces de clarinettes. Le caractère comique de ces tierces est vite atténué par une descente lugubre des violoncelles et des contrebasses dans le grave. Un coup de triangle.

(180-216) Dans un registre assez grave, on entend alors trois séries inquiétantes d’accords en mezzo piano interprétés par des cors et des trombones à l’unisson. Ces trois séries sont séparées par une sorte de ponctuation générée par des coups de grosse caisse accompagnés d’octaves de harpe et de piano à l’unisson jouant dans l’extrême grave. Puis vient une succession d’accords de cordes et de cuivres (cors, trombones, tuba) en crescendo d’abord puis décrescendo à la fin. Cette succession comporte en particulier des percussions de cymbales de doigts qui ont l’avantage de sonner un peu comme un triangle mais sans non plus trop ressortir dans cette orchestration relativement dépouillée et douce (ce qui aurait été le cas avec un triangle). Cette succession se poursuit ensuite par une discrète tenue de cordes et par un motif très rapide de cors à l’unisson jouant cuivré. Ce motif semble à priori sonner comme un signal voire une alerte. Pourtant, la partie qui suit sera elle aussi encore très douce. Le rôle de ce motif n’est donc pas d’annoncer un changement d’ambiance mais seulement de créer une émotion qui, l’espace d’un instant, permet d’oublier ce qui précède et permet de passer à la suite sans trop ressentir une sensation de monotonie entre deux passages d’une douceur analogue.

(216-256) On a affaire ici à un fragment à l’allure assez magique et mystérieuse. Une mélodie de célesta est doublée par des cordes, des flûtes et des clarinettes tout en étant accompagnée par des arpèges de harpe. Cette mélodie se termine par des accords de célesta et un motif descendant de hautbois doublé par les premiers violons. On arrive alors à une tenue de cordes avec des accords de cors qui au final provoquent une tension suspendue, une sorte de suspens. Un crescendo de tremolos de timbales et de cymbale suspendue accentue cette tension et provoque, chez l’auditeur, une attente avant d’aboutir à la partie suivante.

(256-357) Et maintenant place à l’action avec un long passage palpitant. Au départ on a des cordes graves accompagnées dans le grave par des octaves de  piano et de bois (bassons et clarinette basse)  le tout assurant la rythmique. A côté de ceci, des cuivres se chargent de la mélodie. On notera au passage la violence des trombones et du tuba qui vibrent dans le grave en utilisant, à intervalles réguliers, la technique du forte piano. Par la suite, on a globalement des cordes riches en notes se chargeant de créer du mouvement et des cuivres se chargeant plutôt des accords. Pour passer d’un fragment à un autre il est fréquent de constater des tensions provoquées par des motifs ascendants de violons en crescendo couplés à des accords de cuivres en crescendo. C’est  le cas, en particulier, à la fin de ce passage, où le crescendo des cuivres est renforcé par un crescendo d’accords de bois. Ce dernier crescendo se résout par deux brefs accords de tutti d’orchestre en nuance forte particulièrement conclusifs se prolongeant simplement par une note jouée par des cors à l’unisson. Cette note assure un lien entre cette conclusion pleine de force et la suite consistant en une partie très douce.

(357-380) Les violons et les altos rentrent à nouveau en scène comme timidement. Un cor français solo fait trois petites notes ascendantes exprimant quelque chose de l’ordre de l’humour complice. Puis s’en suit quelques accords renforcés par des cordes graves, des flûtes et des clarinettes et de plus soutenus par des arpèges de harpe doublés par le piano. Un coup  de triangle et un petit silence.

(380-405) On retrouve ici une série d’accords analogue à celle qui se trouvait dans la section (27-45) mais cette fois-ci la part belle n’est pas faite aux cors français mais aux trombones dans un registre grave. On remarquera dans ce passage un effet crescendo intéressant chez les cordes. En effet, au début, on entend un motif en tremolo fait par les altos (qui dans la famille des violons sont les moins nombreux). Puis, il devient plus aiguë avec une nuance plus forte et en plus doublé à l’unisson par les seconds violons (plus nombreux que les altos). Ensuite, le motif ne cesse de se répéter et devient toujours de plus en plus aiguë en étant joué à l’unisson par les premiers et les seconds violons (les plus nombreux du registre des cordes). En plus de tout cela, l’effet crescendo est amplifié par l’augmentation de la nuance des cordes graves et de celle des accords des bois et des cuivres et par l’entrée d’octaves de cors français qui soulignent la mélodie principale des accords. Ce passage se conclu enfin par l’apparition de trompettes à l’unisson jouant forte. Un crescendo de tremolo de cymbale suspendue annonce la partie suivante.

(405-419) Des accords brefs et incisifs de cordes, de bois et de cuivres. Des traits ascendants de flûtes et de clarinettes particulièrement dissonants (avec des notes altérées émises en même temps que les mêmes non altérées). La percussion est assurée par des timbales et une grosse caisse en fortissimo. Un bref silence. Puis on assiste à une sorte de dialogue entre des phrases aiguës jouées par les violons, les flûtes et les hautbois d’une part, et d’autre part des phrases graves interprétées par les violoncelles, les contrebasses, le piano, les clarinettes basses et les bassons. On relèvera de plus, à ce niveau, l’utilisation de castagnettes. En même temps qu’une octave tenue, particulièrement sonore de trombone et de tuba dans le grave (en crescendo), un court crescendo d’accords de cordes, de cuivres et de bois graves annonce la suite.

(419-446) Voici le final de l’extrait. La mélodie est jouée fortissimo par des cors à l’unisson doublés à l’unisson par les violoncelles. Etant donné, dans une disposition standard d'orchestre symphonique, que les cors français se situent à gauche (pour un auditeur) et que les violoncelles se trouvent à droite, la mélodie en question sonne alors bien ample, bien large et donc ressort bien dans l'ensemble de l'orchestration. Des accords plaqués sont émis par les bois graves, les violons altos, les contrebasses et le reste des cuivres. Pour éviter un ensemble un peu trop plat, les flûtes et les hautbois, doublés à l’unisson par les premiers et seconds violons font des motifs rapides d’arpèges ascendants et descendants successifs. Ils font ainsi des sortes de vagues qui donnent du mouvement à l’ensemble. Tout cela nous conduit ensuite à un accord parfait majeur aiguë particulièrement éclatant joué par les instruments les plus aiguës des bois, des cuivres et des cordes. Cet accord est très rapidement complété dans le grave pour donner un accord final en apothéose de type tutti d’orchestre.