Thème principal de 10 000

Une séquence inspirée de la musique du film "10 000" composée par le compositeur de musique de film Harald Kloser (Arr. Patrice Tambon).

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-10000-

2.5 MB1:49 min


(De 0 à 25) Cet arrangement commence par une introduction exécutée uniquement par les violons. Tenue d’une note (Ré) par les violons altos réalisant ainsi une pédale harmonique de tonique. Durant cette tenue, les premiers et seconds violons forment entre eux une série de sixtes.


(25-39) On assiste ici à un crescendo des cordes. Dans cette partie, les premiers et seconds violons, ainsi que la contrebasse, évoluent selon des valeurs de notes relativement longues (de l’ordre de la ronde). Dans le même temps, les violoncelles jouent une mélodie en croches de façon staccato conférant alors une notion de mouvement à l’ensemble. Un peu avant la fin de ce crescendo, on peut entendre un crescendo de congas (percussions cubaines). A l’extrême fin de la ligne mélodique des violoncelles, les violons altos entrent en scène pour leur prendre le relais afin d’entreprendre  la suite de cette phrase de croches en staccato, mais dans un registre plus aigu (mieux adapté à leur tessiture qu’à celle des violoncelles afin d’obtenir une meilleure expressivité).


(39-62) Voici la première exposition du thème en Ré mineur. A partir d’ici (et jusqu’à la fin du morceau), les violoncelles vont doubler les contrebasses à l’octave supérieure avec des durées de notes assez importante (des rondes le plus souvent). Les violons altos continuent la mélodie de croches en staccato. Le thème est exécuté par les premiers violons, doublés à la tierce inférieure (ou à la quarte inférieure) par les seconds violons. Cette mélodie de cordes est soutenue par des accords de cuivres (cors et trombones) avec le premier cor doublant les premiers violons à l’unisson.Un des trombones double le final de la mélodie à l'octave inférieure. La partie percussive est assurée par les congas, la grosse caisse, des Taikos (tambours japonais) et des percussions de type cinéma. A la fin de ce passage, on assiste à une tenue de toutes les cordes, à l’exception des altos exprimant une mélodie bien appuyée qui se voit soutenue à l’unisson par le deuxième cor. Cette partie se conclue sur un accord de Sol majeur, permettant de revenir, au début de la section suivante, à une réexposition du thème en Ré mineur de façon tout à fait satisfaisante. Un crescendo de tremolo de timbale annonce cette réexposition.


(62-85) Ici, le thème est interprété par les premiers violons divisés en octaves dont la partie inférieure est doublée à l’unisson par les seconds violons. On peut donc constater qu'il n'y a pas de symétrie parfaite en ce qui concerne les effectifs d'instrumentistes entre la partie aigüe et la partie grave de ces octaves. Pourquoi? Et bien, si on ne considère que les premiers violons, les notes les plus hautes des octaves auront tendance à prévaloir sur les plus graves à cause de leur sonorité plus stridente et expressive. Ainsi, afin d'assurer un équilibre sonore optimal entre les parties aigües et graves de ces octaves, j'ai donc choisi de doubler la partie inférieure par les seconds violons pour la renforcer. Les cuivres soutiennent la mélodie en faisant des accords mais sans doubler la mélodie principale cette fois-ci. En effet, celle-ci est suffisamment mise en valeur par les premiers et seconds violons.Un trombone double la fin de la mélodie à l'octave inférieure. Etant donné que les premiers violons évoluent dans un registre relativement aigu, j’ai rajouté un tuba doublant à l'unisson les contrebasses dans le grave afin de  maintenir un bon équilibre sonore d’ensemble. Les violons altos continuent leur ligne mélodique de croches en staccato. Un tremolo de cymbale suspendue annonce l’entrée des bois. On à alors affaire à deux flûtes qui vont interpréter des octaves dans le but de doubler à l’unisson les octaves de violons. A côté de cela, le basson double à l’unisson les violoncelles, et une clarinette double à l'unisson les altos.


(85-109) Les altos continuent d’évoluer en croches de manière staccato. Les premiers violons divisés et les seconds violons font une coda en accords. Ces accords sont doublés à l’unisson par 3 flûtes et à l’octave inférieure par trois cors. La basse est interprétée par les violoncelles, la contrebasse, le basson et un trombone. Etant donné qu’il s’agit d’une suite d’accords à caractère relativement aérien et poétique, j’ai choisi de suspendre, dans un premier temps, le jeu du tuba qui eût été responsable d’une certaine lourdeur inadaptée à ce niveau. La clarinette continue de doubler les altos à l’unisson. Juste avant la partie finale, chez les cuivres, l’harmonie est confiée aux trombones et la basse au tuba, tandis que les cors s’individualisent  en se mettent à jouer à l’unisson  afin d’émettre une phrase mélodique selon un crescendo de plus en plus cuivré (et donc de plus en plus présent et expressif). Les trois dernières notes de ce crescendo sont renforcées à l’unisson par une trompette et un hautbois (aux timbres caractérisés par leur aspect sonore et perçant). On aboutit alors à un accord final, de type tutti d’orchestre, rendu un peu plus grandiose à l’aide d’un crescendo de tremolo de timbale et par un coup de gong chinois.